« Bienvenue a Casablanca » ?

L’avion préparait l’atterrissage. J’ai vu par la fenêtre qu’il y avait de nombreux palais. Nous étions en train d’arriver en France. Le pilote a dit « bienvenue a Casablanca », tout le monde s’est tu et après une explosion de sifflets et de rires retentirent dans l’avion. C’était comme un rêve. Trop beau pour être vrai. J’ai imaginé un instant qu’on était rentrés au Maroc pour finir nos merveilleuses vacances qu’on avait laissées incomplètes. On avait passé deux moins des vacances au Maroc, et cela m’avait aidé à oublier que après je vivrais en France.

Le pilote s’est corrigé, « je suis très désolé, je me suis trompé, bienvenue à Paris ! ». Après avoir entendu l’annonce, il y a eu de grands applaudissements. Moi et ma soeur Iman, on n’a pas applaudi. Moi j’étais en train de sécher les larmes tombées pendant le voyage, ma soeur était en train de regarder par la fenêtre, je crois qu’elle aussi a imaginé d’être encore au Maroc. Ma cousine m’adressait des regards cachés sans me parler : elle ne voulait pas me consoler, elle savait que c’était inutile, je détestais la France.

Après cinq minutes beaucoup des gens se sont levés, et ma tante est arrivée vers nous et nous a demandé de prendre les valises (deux à moi et à ma soeur, et deux pour elle) pour quitter l’avion. On est entrées dans l’aéroport et tout à coup on a vu beaucoup de gens, habillés différemment, formant un cercle autour du tapis roulant. Nous avons pris deux chariots pour les valises, et nous sommes allés vers la foule. La première chose que j’ai faite, c’était d’échanger la carte marocaine de mon portable avec une carte italienne pour appeler mon père. En parlant avec mon père, il m’a dit que mon cousin allait venir nous prendre.

On a attendu une heure et demi et on ne voyait pas les valises descendre sur le tapis roulant. Après deux heures nous avons enfin eu notre première valise. Nous étions prêtes à sortir. Sur le chariot de moi et de ma soeur il y avait trois valises, et sur le chariot de ma cousine et de ma tante il y avait quatre ; c’était  un grand problème, parce que la voiture de mon cousin n’était pas assez grande pour contenir toutes ces valises.

A la sortie il y avait beaucoup de gens, et parmi eux il y avait mon cousin, grand, sportif, et déterminé. On l’a tous embrassé et on est sortis de l’aéroport. Heureusement mon cousin a finalement réussi à mettre toutes les valises dans la voiture.

Quand on était l’avion il y avait du soleil, mais quand on est montés dans la voiture il a commencé à pleuvoir. C’était un peu triste, mais la tristesse est passée quand, à la radio, il y avait ma chanson préférée.  

http://litteraturenumerique.net/wp-content/uploads/James-Arthur-Impossible.mp3

On a chanté un peu, après j’ai pensé aux jours qui allaient suivre :  j’espérais et j’ai prié Dieu d’etre heureuse tous les jours, d’avoir des nouveaux amis, une nouvelle maison et une classe dans laquelle je me sentirais bien. 

Nous sommes arrivés à Asnières-sur-Seine. Je me souviens de l’arrivée à la maison. Il y avait beaucoup de bâtiments partout, qui m’ont fait tourner de la tête. Je n’ai pas aimé cet endroit. L’appartement est situé près d’une station de métro et de tramway, donc il y a beaucoup des gens qui passent par cette route.

Mon père est apparu sur le parking pour nous aider à monter les valises. La première chose que j’ai faite avec ma soeur, c’était de courir pour l’embrasser. On ne l’avait pas vu pendant cinq mois. On est entrés à la maison et on a vu que mon père avait préparé le tajin, un plat typiquement marocain, avec des légumes et de la viande. On a bien mangé. Après mon cousin à apporté du camembert « Coeur de Lion ». J’ai beaucoup aimé ce fromage quand j’en ai goûté ; au début je n’en avais pas voulu, par son odeur était un peu désagréable). Puis il y a eu du yaourt à la vanille et au chocolat.

La première chose que j’ai achetée ensuite, c’était une robe noire.

Rappel de la contrainte : Essayez de vous souvenir de votre arrivée en France, de vos premières rencontres, de l’attente à l’aéroport, du contrôle des passeports, du premier plat que vous avez mangé, des premiers achats, de la première nuit. Ce texte, vous l’écrirez directement dans ce blog.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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